Nouvelle randonnée, cette fois au départ d’Aubazine en Corrèze, une boucle évoluant par le Nord du Lot, dans le secteur de  Martel, grottes de Lacave, Rocamadour, Gouffre de Padirac, de nouveau Martel et retour Aubazine.

 

Le terrain est moins difficile que l’année dernière, les allures plus vives sans être démentes et le bilan beaucoup plus mitigé.

L’utilisation des grips + semelles avec Paquito ne l’empêchera pas de beaucoup souffrir des descentes dans la gadoue, il ralentit l’allure sur la fin de l’étape. Il marche tranquille, les oreilles pointées en avant. Je sais qu’il n’a pas franchement mal  mais qu’il est gêné et il se gère. Il refuse sur la fin de trotter alors qu’il était très allant en début d’étape. Le lendemain, c’est pareil, ça va au pas, mais impossible de trotter. Quand il le fait, il se touche et arrache les chaussures. Comme je n’en avais qu’une de secours on est obligé d’abandonner à la 2éme guêtre arrachée. Lui et son cavalier rentrent au gîte qui se trouve être celui de ma mère donc pas de soucis, il va nous attendre là puisqu’on y repasse une nuit.

Avec People, je n’ai pas trop de problème de rotation ou de perte, tant qu’on reste au pas et au trot. J’en perdrai une une fois dans la boue mais je pense que vue la succion que ça a fait, même un fer n’aurait pas forcément tenu. Elle n’est pas abimée, je peux la remettre.

Au Galop, c’est plus mitigé. Au petit galop de chasse tranquille, pas de soucis, ça tiens bien, mais dès qu’on envoie un peu ou que ça tourne et que les efforts sont moins dans l’axe, plus rien ne va.

Donc au final, une bare arrachée au postérieur lors d’un galop dans l’herbe humide. Exactement elle a tourné, la guètre est abimée mais utilisable.

Et lors d’un grand galop, une qui tourne, l’autre qui est carrément cassée au niveau du système de fermeture qui s’est arraché.

Bref, ça va pour du pépère, mais avec un cheval un peu puissant,hors de question d’ouvrir la manette des gaz. Je rigole doucement quand on me promettait une tenue parfaite en marathon d’attelage. Clairement, on est loin d’avoir fait quelque chose d’aussi exigeant, juste un grand galop…

Je ferai l’avant-dernière étape qui nous fait rejoindre Paquito sans rien derrière, clairement, il est pas encore confortable mais il ne s’en sort pas trop mal. On aura une grosse montée avec vraiment beaucoup de cailloux, là il peine… A savoir je les aurais prises, même cassées, pour les mettre tant bien que mal.

 

Côté membres et confort, là aussi je suis déçue. J’avais pensé que People ne chercherait plus les bas-côtés comme l’année dernière quand il était ferré. Or ce n’est pas le cas. Il les cherche toujours. Mais en fait, je remarque que ce n’est pas vraiment l’herbe qu’il cherche, mais le terrain souple. Même pieds nus derrière, il se met parfois en milieu de chemin là où c’est plus souple mais plus caillouteux. Je ne sais pas trop comment l’interpréter. Une erreur de parage qu’il cherche à soulager, simplement le fait qu’il en a « plein les pieds », une autre douleur quelque part? Je n’ai toujours pas la réponse.

 

Bref, bilan très mitigé sur les boots. Pour moi, l’avantage d’être déferré est toujours certain mais en rando en groupe, c’est pénible, j’embête tout le monde et ça rajoute une grosse incertitude sur le fait de pouvoir arriver au bout ou pas. Il faudrait que mes chevaux soient plus capables de marcher sans boots mais vu les cailloux du Lot ça me semble difficilement envisageable sur des terrains comme ça.

Pour Paquito, je sais que ça ne sera jamais possible.

Bref, 2 possibilités:

  • randonner entre nous et être capable de réparer les guêtres.
  • referrer People et laisser Paquito et chéri à la maison 😉 .

Je pense que Paquito est trop délicat à gérer dans son effort pour qu’on puisse s’intégrer à un groupe sans le pénaliser. La marge de manœuvre est très fine. Je reste néanmoins convaincue qu’il est capable de faire des choses, et je sais même que ça lui fait beaucoup de bien. Il est suffisamment expressif pour dire quand ça va plus et à aucun moment il ne l’a fait comprendre ( si, quand il a compris qu’il allait être tout seul au gîte, il nous a fait tout un sketch :D) Bref, si rando il y a , les étapes doivent être assez courtes pour pouvoir les faire au pas si besoin et le rythme doit s’adapter à lui ce que je n’ai pas envie d’imposer à d’autres personnes.

En attendant, voilà les étapes où nous sommes allées:

Le mauvais temps étant revenu et l’avant dernière étape ayant lieu sous la pluie, nous ne ferons pas la dernière qui nous ramène à Aubazine. De toutes façons, j’avais prévu de rester avec mon chéri et mon Paquito.

 

Le tracé de la rando , il n’est pas complet car j’oubliais parfois de mettre en marche le GPS, mais ça donne une idée.

1 er mai:

2 mai

3 mai

4 mai

 

Encore merci à Alain pour l’organisation 😉